La Camarde qui ne m'a jamais pardonné D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez Me poursuit d'un zèle imbécile Alors cerné de près par les enterrements J'ai cru bon de remettre à jour mon testament De me payer un codicille
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Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion Trempe, trempe ta plume, à mon vieux tabellion Et de ta plus belle écriture Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord Que sur un seul point, la rupture
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Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson Celles des titis, des grisettes Que vers le sol natal mon corps soit ramené Dans un sleeping du Paris-Méditerranée Terminus en gare de Sète
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Mon caveau de famille, hélas! n'est pas tout neuf Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf Et d'ici que quelqu'un n'en sorte Il risque de se faire tard et je ne peux Dire à ces braves gens, poussez-vous donc un peu Place aux jeunes en quelque sorte
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère Tandis que des enfants s'amusent au parterre Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment Son aile tout à coup s'ensanglante et descend Par la soif et la faim et le délire ardent Je vous salue, Marie
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Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre Et par l'humiliation de l'innocent châtié Par la vierge vendue qu'on a déshabillée Par le fils dont la mère a été insultée Je vous salue, Marie
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Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids S'écrie "mon Dieu !" par le malheureux dont les bras Ne purent s'appuyer sur une amour humaine Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne Je vous salue, Marie
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Par les quatre horizons qui crucifient le monde Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains Par le malade que l'on opère et qui geint Et par le juste mis au rang des assassins Je vous salue, Marie
Bon mardi jean et super ce billet car on se passera jamais des belles chansons de ce grand poète Mr Georges Brassens merci Ce matin un froid à gla bla je suis allée au marché et du brouillard un petit rayon de soleil essaye d arriver à l instant bises de notre nord