4 Juin 2023
A LILLE, LE PALAIS DES BEAUX ARTS A EU LA NOUVELLE JEUNESSE

L'affaire avait mal commencé avec l'aventure des plans en reliefs,

L'affaire avait mal commencé avec l'aventure des plans en relief, superbe collection de splendides maquettes somnolant doucement dans la poussière des soupentes, aux Invalides. Rartement visitée par quelques curieux ou spécialistes, elle gênait plutôt.
L'Idée vint de les transférer à Lille en 1986.
Le " sacrilège" déclenche une furieuse polémique, mais le calme revient après une entreveue entre MM. Pierre Mauroy et Jacques Chirac,

posant les bases d'un accord, signé en 1987: Lille gardera les maquettes des villes fortes de la frontrière proche et de la Belgique:

elles seront présentées dans un local spécialement aménagé au sein du Palais des Beaux-Arts, entièrement renové avec l'apport de crédits de l'Etat.
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Un supplément d'argent qui vient fort à propos pour restaurer le grand musée Lillois inauguré en 1892.
D'importants travaux avaient, certes, été réalisés au lendemain de la Première Gurerre mondiale, mais ils n'avaient pu effacer un vice original: le musée était trop petit, seule la moitié du plan proposé en 1885 par MM. Berard et Delmas avaient été réalisée en raison des surcoûts élevés entraînés par un sous-sol posant nombre de problèmes inattendus.
- Dors mon p'tit quinquin -
Il fallait restaurer, sans doute, mais surtout agrandir.
Telle est la grande oeuvre que le nouveau conservateur, venu du Louvre doit animer et surveiller avec son équipe.
Monsieur Brejon de Lavergnée
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se met à la tâche et un double programme est établi.
D'une part sur le plan architectural et muséologique, d'autre part avec une vaste opération d'évacuation et de protection des oeuvres d'art: le Palais des Beaux Arts doit être entièrement vidé, réserves comprises.

Un concours est alors organisé, dont le vainqueur, désigné en 1990,est le projet réalisé par Jean-Marc Ibos et Myrto Vitard

qui prévoyait un accroissement des surfaces utiles par la création d'un " bâtiment lame" à l'extrémité du square bordant le musée.
Jean Marc Ibos et Myrtho Vitard

Des expositions prestigieuses
Les grandes lignes de leur programme prévoient un accroissement des surfaces utiles, qui doivent être portées de 15 000 à 21 000 m2, par la création d'un " bâtiment lame" à l'extrémité du square bordant le musée, et par un complet réaménagement des sous-sols.
Des profondes modifications intérieures sont également prévues en décloisonnant les salles.
Le jury impose une limitation des coûts prévisibles à cent quante millions de francs, dont la moitié à la charge de la ville.
La durée des travaux est estimé à deux ans.
Les appels d'offres aux entreprises sont lancés pendant que les collections sont mises à l'abri dans une multitude de sites.
Le conservateur profite intelligemment de ce déménagement pour organiser une série de présentations prestigieuses des oeuvres de musée dans plusieurs capitales, dont Londres, New York, Paris et Tokyo sont les points forts.
Le musée étant fermé depuis 1991, les travaux subissent divers aléas, à commencer par un baroud d'honneur des écologistes qui retardent le début du chantier pendant six mois pour tenter, en vain de protéger quelques arbres.
" Ballade à Lille " une chanson de
Christophe Avril
En cours de route, les prévisions insuffisantes de certains cuvelages- les précédents du siècle passé n'ont pas servi de leçon - nécessitent de très coûteuses reprises en sous-oeuvre qui allongeront d'autant le chantier.
Sans compter, en fin de parcours, le combat mené au sujet du choix de la nuance du rouge proposé pour décorer la majorité des salles de peintures
La conservation obtiendra finalement une teinte atténuée que l'explosive couleur initialement prévue
Au milieu des difficultés, inattendues ou renaissantes, le calme et la diplomatie de Mme Jacqueline Buffin

Adjointe responsable du chantier, impose les arbritrages nécessaires, en usant d'autorité s'il le faut.
Maintes fois annoncées puis déprogrammées, la cérémonie inaugurale déroule son faste le 8 juin 1997, six ans après la fermeture du musée.

MM. Jacques Chirac et Pierre Mauroy se retrouvent non plus face à face,
mais côte à côte
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entourés de ministres et d'autorités, pour célébrer un véritable triomphe.
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